Le constat de départ

Au Sénégal, 60% de la population vit avec moins de deux dollars par jour. Cette réalité, bien que variable selon les régions, a des conséquences nombreuses, dont une particulièrement alarmante : la malnutrition chronique qui concerne environ 20% de la population. La malnutrition aigüe et moyenne touche environ 8% de la population.

Une étude de la situation nutritionnelle de la population des écoles élémentaires publiques de l’Académie de Dakar (2010) réalisée par le GRET et l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) sur 600 enfants de 6 à 12 ans dans 30 écoles (Dakar, Guediawaye, Thiaroye, Rufisque) a mis en évidence de la maigreur chez un enfant sur cinq et des carences en fer, iode, ou zinc  pour un enfant sur trois.

 » Un enfant sur deux à Dakar ne prend pas son petit-déjeuner avant de venir à l’école. Comment bien apprendre lorsque l’on a le ventre vide ? Un enfant sur trois à Dakar souffre de carences en vitamines et nutriments. Comment bien grandir lorsque l’on n’a pas une alimentation complète ? « 

– Emmanuel Ndione, Secrétaire Exécutif de Enda Graf Sahel

La situation nutritionnelle des enfants d’âge scolaire a des conséquences sur leur capacité à suivre les cours de manière régulière et attentive, et donc sur leur performance scolaire.

La hausse de la démographie dans les zones urbaines et péri-urbaines en particulier de la région de Dakar crée des situations nouvelles de vulnérabilité. Or, les programmes de nutrition ciblent généralement les zones rurales ou les enfants de 0 à 5 ans, d’où le choix de Lemateki d’un point d’entrée dans les écoles urbaines de la région de Dakar. 

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